Jeanne quitte quelques jours le stress de la vie urbaine pour aller voir son amie Elisa, récemment installée à la campagne. Au cœur des bois voisins, un château abandonné devenu tiers-lieu, foisonne d’initiatives collectives. Elisa aimerait s’y investir, mais elle manque de temps. Jeanne, en militante des villes, n’y voit aucun intérêt. Quant à Amaury, promoteur en hôtellerie de luxe, le château, lui, veut l’acheter. Tous trois convergent malgré eux vers ce lieu d’entraide et de subversion… Mais combien de temps cet asile d’aujourd’hui pourra-t-il résister à ce monde de fous ?
Projection suivie d’un échange avec Judith Davis – actrice, réalisatrice et cofondatrice du collectif théâtral “L’Avantage du doute” avec Claire Dumas, Simon Bakhouche, Mélanie Bestel et Nadir Legrand en 2007. Maxence Tual les rejoint en 2014. À cinq et sans chef.fe, il et elles écrivent, jouent et mettent en scène des spectacles joués à Paris et en tournée. Encore plus, partout, tout le temps leur dernière création, est encore en tournée cette saison. Judith travaille comme actrice pour le cinéma, la télévision et le théâtre, mais « L’Avantage du doute » reste sa source d’inspiration principale lorsqu’elle décide d’écrire et de réaliser son court-métrage Un grand soir (2015) et son premier long métrage Tout ce qu’il me reste de la Révolution (2019). Va dans les bois, court-métrage écrit et réalisé en 2022 est une double commande de l’Ecole de la Comédie de Saint-Etienne pour la promotion sortante et de la CinéFabrique où Judith aime également être intervenante. Son second long métrage, Bonjour l’Asile, à nouveau écrit sur mesure pour les interprètes de son collectif et toujours produit par Agat films et Apsara films, sortira en 2025.
Et Jennifer Buyck : architecte, professeure d’urbanisme et aménagement de l’espace à l’Université Gustave Eiffel et directrice adjointe du laboratoire de recherche Lab’Urba. Par ses recherches en France et aux Etats-Unis, elle enquête sur la manière dont l’écologie transforme, et pourrait transformer, la fabrique urbaine. Elle est l’autrice aux éditions deux-cent-cinq de La Part terrestre (2025). Par ailleurs, elle a été lauréate de la Villa Albertine à Chicago en 2022.
Animé par Pierre Cornu : directeur de recherche à INRAE Clermont-Ferrand. Formé à l’histoire économique et sociale des mondes ruraux, il a fait évoluer ses thématiques de recherche et d’enseignement vers l’histoire du temps présent, ses enjeux environnementaux et la place des sciences et des techniques dans l’anthropocène. Il est notamment l’auteur, conjointement avec E. Valceschini et O. Maeght d’une Histoire de l’Inra entre science et politique (Quae, 2018) et, sous sa signature, d’une étude d’épistémologie historique des approches systémiques intitulée La systémique agraire à l’Inra. Histoire d’une dissidence (Quae, 2021). Ses recherches actuelles portent sur la crise des temporalités dans l’anthropocène et le potentiel transformateur de l’agir scientifique, dans une relation à refonder avec les sociétés, les institutions et la biosphère. Président de Cité Anthropocène depuis septembre 2023.
Entrée au tarif habituel du Cinéma Comoedia.