L’historienne de l’art Bénédicte Savoy s’interroge : « à qui appartient la beauté ? ». Est-ce aux lieux qui ont vu naître les œuvres d’art ? À la culture dont elles incarnent le génie ? Aux esthètes éclairés qui se les sont appropriées ? À l’humanité ? Elle nous invite par ailleurs à repenser la notion de patrimoine dans une perspective relationnelle, où les « objets de musée » ne sont plus seulement des entités matérielles et esthétiques, mais aussi des capsules d’histoire, de mémoire et de conscience collective.
Son livre le plus récent est 1815, le temps du retour. Restituer l’art en Europe après l’Empire napoléonien (La Découverte, 2026).
L’avocat Philippe Sands n’a eu de cesse de contribuer au développement d’une justice internationale. Il a notamment obtenu des succès contre le dictateur Pinochet, en faveur de la population de l’archipel des Chagos et a participé à la naissance de la Cour pénale internationale. Mais c’est en tant qu’écrivain qu’il a rendu accessibles les notions fondamentales du droit humain.
Son dernier livre est 38, rue de Londres : de l’impunité, Pinochet et le nazi de Patagonie (trad. Christophe Beslon, Albin Michel, 2025).
Michel Lussault, en géographe, fera vivre cette conversation entre Bénédicte Savoy et Philippe Sands autour des liens entre spoliations et histoire coloniale, entre voies créatives du droit et mémoire, et les nécessaires alliances pour réparer un monde abîmé.